Pourquoi est-ce si difficile pour les candidats d’obtenir les 500 parrainages nécessaires pour être présent au premier tour de l’élection présidentielle ?

Les maires doivent avoir en tête qu’il ne s’agit pas simplement d’indiquer une préférence ou un choix politique, mais que c’est pour eux un devoir de démocratie et une exigence de responsabilité. Les maires ont ainsi une responsabilité majeure. Disant cela, je ne pense pas seulement à moi, je pense aussi à des femmes et des hommes politiques dont le poids politique est supérieur au mien. Aujourd’hui, les maires ont la responsabilité de permettre à la France d’être un pays pluraliste et de permettre l’exercice de la démocratie.

Les sondages vous concernant sont mauvais et presque désespérants. N’êtes-vous pas tenté de renoncer à être candidat, suivant de la sorte l’exemple de Jean-Pierre Chevènement ?
Ma candidature souffre d’une inégalité de traitement, liée au fait que je n’ai pas accès aux grands médias nationaux. Pour les candidats qualifiés de «petits» (mais ce sont souvent les plus sérieux en matière de projet et de propositions), les choses changeront avec l’ouverture de la campagne officielle. La période de la campagne électorale officielle sera propice aux candidatures comme la mienne, puisqu’il y aura enfin égalité de traitement. Si je devais renoncer, nous vivrions une situation insolite. Ce serait la première fois qu’il n’y aurait pas de candidat de centre droit à l’occasion de l’élection présidentielle. Les électeurs modérés de droite et tous ceux qui refusent l’ambiguïté proposée par François Bayrou, tous ceux qui souhaitent une majorité plus équilibrée, n’auraient aucune expression politique.

Nicolas Sarkozy peut-il rattraper son retard sur le candidat du Parti socialiste ?
Je pense que les Français sont tellement désemparés et perdus que cette campagne est loin d’être écrite.

Approuvez-vous l’instauration d’une TVA sociale ?
C’est une fois encore la preuve qu’on a besoin d’une majorité plus équilibrée. Le Nouveau Centre n’a cessé de proposer une évolution du financement des prestations sociales. Je regrette simplement qu’il ait fallu quatre ans et demi pour convaincre Nicolas Sarkozy de se lancer dans ce type de réforme. Tout cela arrive bien tard !

Si vous êtes élu président de la République, quelles seront vos premières décisions ?
Mon premier geste sera d’aller en Allemagne pour proposer une Europe fédérale à Angela Merkel. Je lancerai aussi deuxgrands Grenelle. Le Grenelle d’une politique économique et fiscale nouvelle et le Grenelle de l’éducation pour permettre l’indispensable transformation de l’école.