Archive journalière pour 16 janvier 2012.


Mardi 17 janvier 2012 :

A 7h50, Hervé Morin est l’invité des 4 vérités sur France 2,
présentées par Gilles Bornstein.

A 8h20, Hervé Morin est l’invité politique de Frédéric Rivière sur RFI.

A 19h, Hervé Morin est l’invité du Grand Journal
présenté par Michel Denisot sur Canal + (en clair).

A 20h10, Hervé Morin est l’invité de 2012 et vous, le direct sur www.2012etvous.fr
(partenariat de M6, RTL, MSN).

Dans la perspective du Congrès du Nouveau Centre du 25 février prochain, j’ai tenu à exposer dès le début du mois de janvier, dans une note les options qui s’offrent à nous. Son but n’est autre que de nourrir notre nécessaire débat interne.

Certains journalistes ont analysé la tribune ci-dessous comme une prise de position. Mon message est simple : il faudra acter d’ici fin février une candidature unique du centre, autour du candidat le mieux placé. Je souhaite qu’elle soit issue du Nouveau Centre et pourrait être celle d’Hervé Morin s’il décollait dans les sondages. Notre tête de file devra alors s’atteler à remobiliser autour de sa candidature les différents réseaux centristes. S’il s’agit de François Bayrou, ce sera à lui de rassurer ces diverses composantes ainsi que l’électorat centriste, afin de sortir de l’expectative causée par son absence de choix au second tour en 2007.

Les frustrations créées dans l’opinion publique par la présidence de Nicolas Sarkozy et le risque de voir la gauche détenir l’ensemble des pouvoirs dans notre pays imposent au centre des responsabilités historiques. Pour éviter toute cacophonie et offrir la meilleure lisibilité à nos idées nous devons être présents de façon unie à l’élection présidentielle. A nous d’en débattre sereinement d’ici le 25 février.

Yves POZZO di BORGO

Quel avenir pour le centre ?

Par Yves POZZO di BORGO, sénateur de Paris

Ancien secrétaire national de l’UDF

Membre du Comité exécutif du Nouveau Centre

 

François Bayrou et Hervé Morin ont annoncé leurs candidatures réciproques à l’élection présidentielle de 2012. Le premier est annoncé à 14 % dans les sondages. Il accroche ainsi à lui tout seul le seuil minimum des voix toujours atteint par les centristes depuis 1965 lors du premier tour de l’élection présidentielle. Il est grand temps de s’interroger sur la stratégie qui doit permettre aux centristes de peser du plus grand poids possible sur les prochaines échéances politiques françaises. Il est évident que les défenseurs d’une ligne politique qui soit à la fois sociale, libérale, et européenne ont leur mot à dire en cette période de crises économiques et financières mondiale. La droitisation de l’UMP et les accords bancals entre le PS et les Verts nous ouvrent un espace politique qu’il faut saisir.

La première de cette stratégie consiste à prendre acte de l’éparpillement des candidatures centristes, comme en 2002, où François Bayrou avait emporté cette « primaire » avec seulement 6,84 % des voix face à Alain Madelin, Corinne Lepage et Christine Boutin, tous issus de l’UDF. Le total de leur voix approchait pourtant 14 % des suffrages, sans aucune dynamique collective. Ce serait le pire des scénarios pour la famille centriste, l’empêchant de passer la barre des 10 %. Cela faciliterait, toujours comme en 2002, un score élevé de Marine Le Pen et sa possible accession au second tour. Toute négociation ultérieure avec la droite républicaine, serait alors handicapée par l’éparpillement et la faiblesse des scores centristes.

La deuxième hypothèse, préconisée par François Sauvadet, consiste à négocier dès à présent un accord électoral en vue des législatives avec l’UMP contre un soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, dès le premier tour de scrutin. Ce fut la stratégie, payante, du Centre Démocratie et Progrès en 1969, lorsque Joseph Fontanet et Jacques Duhamel soutinrent Georges Pompidou face à la candidature centriste d’Alain Poher, obtenant un groupe à l’Assemblée nationale et des ministères. En 1974, leur soutien à Jacques Chaban-Delmas ne connût pas le même succès et le CDP fusionna en 1976 avec le Centre Démocrate de Jean Lecanuet pour créer le CDS, composante centriste de l’UDF. Cette stratégie, si elle sauve à coup sûr la représentation parlementaire des centristes, offre évidemment peu de visibilité aux idées du centre. Cette stratégie impose aussi que nous ayons un accord avec un gagnant.

La troisième stratégie, enfin, celle qui me paraît la plus propre à redynamiser le centre, est de parvenir à une candidature unique, susceptible d’accéder au second tour, comme ce fut le cas en 1969 pour Alain Poher (23 %), voir de l’emporter comme en 1974 avec Valéry Giscard d’Estaing (32,60 % au premier tour). Cette candidature unique pourrait profiter du désarroi qui touche une partie de l’électorat UMP, semblable à celui de l’UDR en 1974. C’est à mon avis la seule stratégie possible si l’on souhaite que le poids électoral du centre en 2012 soit en adéquation avec son poids historique sous la Ve République, du moins lorsqu’il était uni. Il faudra donc voir au mois de janvier ou de février qui est le mieux placé, d’Hervé Morin ou de François Bayrou, pour porter les couleurs au centre. Notre tête de file devra alors s’atteler à remobiliser autour de sa candidature les différents réseaux centristes : Nouveau Centre, Modem, radicaux, centristes de l’UMP… S’il s’agit toujours de François Bayrou, ce sera à lui de rassurer ces diverses composantes ainsi que l’électorat centriste, afin de sortir de l’expectative causée par son absence de choix au second tour en 2007.

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