Archive mensuelle pour décembre 2011.
“Les militants et sympathisants du Finistère sont mobilisés derrière la candidature d’Hervé Morin aux prochaines élections présidentielles. Le Nouveau Centre ne peut pas se permettre d’être absent de ce rendez-vous majeur avec les citoyens.
Les valeurs sociales, humaines, libérales, environnementales et démocratiques de la famille centriste doivent être présentes dans le débat politique, dans un monde en plein bouleversement où le pragmatisme fait souvent défaut. Le projet centriste permettra à notre famille de s’exprimer, en proposant un projet réaliste qui assurera notre avenir et celui de nos enfants.
Aujourd’hui les co-Présidents du Finistère Catherine Huguen et André Guénégan s’activent pour créer, dans un avenir proche, un comité de soutien sur le département., afin d’apporter à Hervé Morin l’appui nécessaire à son engagement.”
Le Délégué Départemental
Christian Le Bihan
Le Nouveau Centre du Finistère
vous souhaite un Joyeux Noël
et
vous présente ses Meilleurs Voeux pour la Nouvelle Année
En 2012, comme les années passées, nous serons là pour vous informer des actions du Nouveau Centre - L’UDF d’Aujourd’hui.
Chers amis,
La lettre que vous ont adressée François SAUVADET, Maurice LEROY, Jean-Christophe LAGARDE, André SANTINI et Valérie LETARD le 16 décembre dernier appelle de notre part la mise au point suivante.
Les signataires de ce courrier ont toujours été hostiles – ce n’est pas nouveau – à une candidature du Nouveau Centre à l’élection présidentielle. Faut-il rappeler que les uns avaient appelé à voter pour Nicolas Sarkozy dès l’automne 2006 ou dissuadé François Bayrou de se présenter en 2007 ; que les autres sont des membres éminents du Gouvernement, ce qui rend naturellement automatique leur opposition à toute candidature alternative à celle du Chef de l’Etat. Que certains, enfin, avaient choisi de soutenir la candidature de Jean-Louis BORLOO avant-même que les instances de notre parti n’en débattent.
Affirmer qu’une candidature du Nouveau Centre à l’élection présidentielle conduira inévitablement à la disparition du parti est une contre-vérité. Sous-entendre que ceux-là même qui ont permis la survie de notre famille politique entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007 seraient désormais les fossoyeurs du centre est une accusation inacceptable au regard du long chemin que nous avons parcouru ensemble depuis bientôt cinq ans pour reconstruire le centre-droit. Quelle est la légitimité d’un parti politique refusant de se confronter au suffrage universel pour défendre ses valeurs et ses idées et donc son programme ? Nous avons notre propre projet, adopté le 20 novembre dernier par notre Conseil national et si nous renonçons, c’est que nous avons décidé de n’être que des spectateurs d’un débat auquel nous ne participerons pas. Contrairement à ce qu’ils écrivent dans leur lettre, c’est notre renoncement qui signera notre disparition.
C’est vrai, les sondages du moment restent peu encourageants, mais jamais les sondages de l’automne n’ont fait l’élection du printemps – ce fut vrai de Jacques Chirac en 1995 et bien sûr de François Bayrou en 2002et en 2007 – et les campagnes électorales sont justement faites pour que chacun puisse défendre son projet. La crise financière sans précédent rend la tâche plus difficile pour les candidats qui ne sont pas issus des formations majoritaires et qui éprouvent des difficultés à être entendus dans le contexte actuel. Mais la primaire socialiste a démontré combien le débat était nécessaire et combien il pouvait faire bouger les lignes. Le débat doit être privilégié plutôt que des attaques répétées contre son propre camp et des stratégies individuelles qui jouent contre notre intérêt collectif.
C’est le rôle d’un président de parti que de défendre les valeurs de sa formation dans la campagne présidentielle. Nous saluons la détermination d’Hervé Morin qui mène un combat difficile car nous estimons qu’il en va de l’intérêt général de notre famille politique. La moindre des choses pour ceux qui sont en désaccord avec lui, c’est de ne pas attaquer un homme qui a le courage politique de s’exposer. Au nom de quelle légitimité les signataires du courrier en viennent-ils aujourd’hui à court-circuiter les instances démocratiques du Nouveau Centre ? La méthode utilisée, en contradiction avec les règles élémentaires de fonctionnement du parti, est d’autant plus choquante et inadmissible qu’à aucun moment ils n’ont jugé opportun de saisir le comité exécutif.
Jamais le Nouveau Centre n’a été et ne sera mis devant le fait accompli. Jamais le débat ne sera confisqué. Nous avons toujours été respectueux des instances démocratiques de notre parti qui se sont réunies à plusieurs reprises ces dernières semaines – Conseil national, Bureau politique, Comité exécutif – et les adhérents décideront lors du Congrès qui se tiendra au début de l’année prochaine du choix du Nouveau Centre pour l’élection présidentielle. Ce choix devra se faire dans l’unité et dans la clarté des alliances, dans un esprit de dialogue et non pas sur la base d’arrières pensées pour mieux se positionner pour d’autres échéances.
Les appels à la division nous affaiblissent collectivement. Nous avons au contraire besoin de nous rassembler pour affronter ensemble, dans les meilleures conditions, les échéances à venir. Nous comptons sur votre confiance.
Bien amicalement,
Sophie AUCONIE, Députée européenne – Jean-Marie CAVADA, Vice-président et porte-parole du Nouveau Centre, Député européen– Charles de COURSON, Trésorier du Nouveau Centre, Député de la Marne– Stéphane DEMILLY, Député de la Somme –Jean DIONIS du SEJOUR, Député de Lot-et-Garonne – Jean-Léonce DUPONT, Vice-président du Nouveau Centre, Sénateur du Calvados, vice-Président du Sénat– Raymond DURAND, Député du Rhône– Joël GUERRIAU, Sénateur de Loire-Atlantique, Vice-Président du Groupe de l’Union Centriste et républicaine au Sénat– Hervé MAUREY, Secrétaire Général adjoint du Nouveau Centre, Sénateur de l’Eure– Catherine MORIN-DESAILLY, Présidente de la Fédération centriste des élus locaux, Sénatrice de la Seine-Maritime –Jean-Luc PREEL, Député de la Vendée– Rudy SALLES, Vice-Président du Nouveau Centre, Député des Alpes-Maritimes – Philippe VIGIER, Secrétaire Général et porte-parole du Nouveau Centre, député d’Eure-et-Loir–
Est-ce l’effet de l’annonce à répétition de sa candidature?
Les sondages créditent en tout cas François Bayrou de 9% à 13% d’intentions de vote à la présidentielle et sa cote de popularité gagne 7 points (Ifop-« Paris Match »).
Selon ce baromètre, le président du MoDem devance même François Hollande, avec 64% de bonnes opinions contre 57%. De quoi faire réfléchir ses anciens amis de l’UDF qui l’avaient pourtant « excommunié » de la galaxie centriste depuis 2007, préférant soutenir Jean-Louis Borloo ou, à défaut, Hervé Morin. Député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) et numéro deux du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, ancien porte-parole du candidat Bayrou en 2007, estime que le choix, au premier tour, se pose entre le Béarnais et Nicolas Sarkozy.
Vous avez quitté Bayrou en 2007 et aujourd’hui vous déjeunez en tête-à-tête. Est-ce un revirement?
JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE. Nous souhaitions échanger sur le devenir de notre famille de pensée. Si nous avons eu en 2007 des divergences de stratégie, il n’en reste pas moins que nous partageons des valeurs et des projets communs. Il faudra bien que les centristes se retrouvent pour peser de nouveau. Il est évident que Bayrou fait partie de notre famille.
Vos amis du Nouveau Centre ne disaient-ils pas le contraire jusqu’à présent?
Je n’ai jamais cessé de parler avec François. J’ai de l’estime pour lui, pour la pertinence de certaines de ses analyses. Il m’a vu grandir en politique. J’espère que nos divergences s’estomperont au profit de ce qui nous rassemble.
Bayrou ne soutient pas davantage Sarkozy aujourd’hui qu’en 2007. Qu’est-ce qui a changé alors?
Dans la crise actuelle, je ne le vois pas soutenir François Hollande. La France ne peut pas se payer le luxe d’un programme aussi irréaliste que celui du PS avec le retour à la retraite à 60 ans, le recrutement de 60000 personnes dans l’Education nationale et de 300000 emplois jeunes, la danse de Saint-Guy avec les Verts sur le nucléaire…
Approuvez-vous son appel à un gouvernement d’union nationale?
Les efforts qu’il faudra fournir sont suffisamment importants pour que la majorité qui sera choisie par les Français en mai 2012 soit la plus large possible. Il y a plus de similitudes aujourd’hui entre ce que dit Bayrou — sur la règle d’or, la capacité à produire en France — et ce que défend Nicolas Sarkozy qu’avec les propositions d’Hollande. Aujourd’hui, François Bayrou se situe dans une opposition dont les thématiques sont compa- tibles avec la majorité actuelle.
Il y a peu, le Nouveau Centre pariait que Bayrou négocierait son ralliement au mieux placé…
Il ne me semble pas dans une posture de ce genre, mais dans l’esprit de gagner et d’être élu à l’Elysée. Et si tel n’était pas le cas, il insistera pour que ses options politiques, proches des nôtres, soient intégrées dans une majorité que j’imagine mal se construire avec un Mélenchon. Beaucoup au Nouveau Centre ont compris que, si François n’a pas l’idée saugrenue de soutenir Hollande, il serait absurde de ne pas retrouver un mode de vie en commun avec lui en 2012.
Pour qui voterez-vous au 1er tour?
Mon choix se jouera entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Je me déterminerai d’ici fin janvier en fonction des programmes présentés.
Vous excluez définitivement de soutenir Hervé Morin, pourtant président du NC?
Oui. Il a engagé une démarche personnelle sans même que notre parti puisse en débattre. Les Français ne s’y intéressent pas. Sa candidature solitaire fait courir un risque mortel au Nouveau Centre.
Mercredi 14 décembre :
Hervé Morin sera l’invité politique de Bruce Toussaint
à 7h40 sur Europe 1.
Jeudi 15 décembre :
De 7h45 à 7h55, Hervé Morin sera l’invité politique de Caroline Roux, dans le cadre de la Matinale de Canal +.
Vendredi 16 décembre :
Hervé Morin sera l’invité de “Pluriel” sur Radio Orient à 18h (rediffusion dimanche 18 décembre à 19h).
Dimanche 18 décembre :
Hervé Morin sera l’invité du 12/13 sur France 3,
présenté par Francis Letellier.









