CHAlors que les premiers coups de pioche des travaux du tramway ont été officiellement donnés et que les Brestois se demandent comment ils vont pouvoir accéder aux commerces du centre-ville à la rentrée, la réponse de François Cuillandre a été de faire voter au conseil communautaire de BMO une augmentation des tarifs de stationnement et une « évolution du périmètre de stationnement » en d’autres termes ce qui est zone verte deviendra orange et des rues non payantes le deviendront !

Le prix du stationnement  va augmenter de 13 et12% que BMO ramène à une moyenne annuelle de 2,6% et 2,5% car les tarifs étaient inchangés depuis 2004…

En fait, depuis 2002   le prix des parcmètres a augmenté sur Brest de 63% soit en reprenant le  mode de calcul de BMO  9% par an depuis 7 ans !

Dans le contexte du ralentissement de l’activité commerciale et des travaux du tramway, cette décision était-elle opportune ?

BMO doit de se préoccuper des commerces et autres activités du centre ville de Brest, qui sont pourvoyeurs de nombreux services envers la population, mais également responsables de nombreux emplois et non  dissuader les habitants de BMO de venir à Brest, par un coût de stationnement exorbitant, d’autant qu’ils sont déjà incités à la désertion par l’ouverture de la nouvelle zone commerciale du Froutven qui logiquement aurait due être précédée par la refonte du centre Siam.

La communauté urbaine devrait  plutôt repenser la politique du stationnement payant à Brest !

Par exemple instaurer la 1ère demi-heure gratuite ce qui se traduirait par la 1ère heure moins chère que les suivantes, augmenter le nombre de places 5 minutes gratuites, etc.

D’autre part qu’en est-il de la réalisation des parkings provisoires par exemple au niveau du Château, de la Carène  ou des capucins pour compenser les places supprimées du fait des travaux, ils pourraient fonctionner avec un système de paiement  au temps passé, d’autres plus éloignés pourraient être payés selon un forfait et bénéficier de navettes vers le centre.

Mais bien sûr la solution pourrait être toute autre :

Brest Métropole Océane pourrait regarder ce qui se passe du côté de Lorient, ville de gauche, qui a su conserver le stationnement gratuit avec le système du disque limitatif de durée, si apprécié de la population et si favorable au commerce et donc à l’emploi.

Catherine Huguen,

Co-présidente du Nouveau Centre

Conseillère municipale et communautaire Brest