François Hollande a présenté son projet et encore une fois, il ne déroge pas à la règle de ses pairs
socialistes « dépenser plus pour exister politiquement plus » ! Il nous explique que sa panoplie de
mesures couterait 20 milliards d’euros!
C’est une nouvelle preuve que les socialistes n’ont toujours pas compris qu’aujourd’hui le système
est à bout, les français n’en peuvent plus de payer toujours plus d’impôts, que les avantages des uns
sont les impôts des autres et que cela ne peut plus durer, alors même que les caisses de l’état sont,
presque, vides…
Monsieur Hollande se comporte tel un acheteur compulsif qui croie qu’en dépensant toujours plus,
son bonheur arrivera. Mais il doit comprendre que ce n’est pas à coup de crédits qu’on relève un
pays, dépenser l’argent du peuple pour se faire élire est irresponsable et les socialistes doivent
intégrer qu’on ne peut pas indéfiniment dépenser l’argent que l’on n’a pas.
A la lecture du projet socialiste, j’en viens à conclure qu’au choix : Monsieur Hollande et ses amis
vivent dans une bulle si belle et si dorée qu’ils ne sont même plus conscients de ce qui se passe
autour d’eux : c’est peut-être pour cela que Monsieur Hollande nous vend son « rêve » comme projet
de société, ou bien, la réalité de nos déficits publics ne leur à rien appris et ils n’ont toujours pas
compris que dépenser plus ne mène pas à la réussite d’un pays…
Nous, Centristes, nous défendons le strict équilibre de fonctionnement budgétaire, car il faut être
lucide, contrairement à nos ainés, nous, parents responsables, ne voulons pas transmettre de dettes
à nos enfants. Monsieur Hollande et ses amis socialistes se refusent à cette évidence et ne veulent
pas voter la règle d’or.
Monsieur Hollande nous a promis de faire des économies notamment en baissant son salaire de 30%.
Pourtant, le groupe socialiste a récemment voté contre notre proposition de loi de baisser de 10% les
revenus des parlementaires pour donner l’exemple et prouver aux français que les efforts sont
portés par tous.
En un mot : Monsieur Hollande promet monts et merveilles au peuple, mais en réalité, dans les faits,
Monsieur Hollande préfère dépenser l’argent des français.
Jean-Chistophe Lagarde, numéro deux du Nouveau Centre, le parti d’Hervé Morin, annonce en exclusivité à Metro son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Il nous explique les raisons de son choix.
Vous avez critiqué à de nombreuses reprises la candidature d’Hervé Morin à la présidentielle. Qui soutiendrez-vous dans la campagne ?
En 2007, j’ai été le seul député centriste à ne pas avoir soutenu Nicolas Sarkozy et à ne pas avoir voté pour lui ni au premier, ni au second tour. J’ai eu beaucoup de désaccords avec lui dans son début de mandat, qui m’ont par exemple conduit à ne pas voter le bouclier fiscal et la loi Tepa. J’en ai eu d’autres par la suite. Pour autant, plusieurs éléments me conduisent à décider aujourd’hui que s’il est candidat, je le soutiendrai. C’est vrai, c’est un choix que je n’aurais pas imaginé faire il y a un an et demi.
Qu’est-ce qui motive cette décision ?
Il y a trois choses. D’abord, il y a aujourd’hui un vrai risque de nouveau 21 avril, c’est-à-dire de voir les Français privés de choix avec l’irruption de l’extrême droite au second tour. La dispersion n’est donc plus permise. Ensuite, je pense que dans la tempête que nous traversons, la France ne peut pas se permettre une aventure derrière Hollande et que Nicolas Sarkozy est le mieux armé pour y faire face. J’ai entendu François Hollande au Bourget : beaucoup de grands principes, de déclarations creuses, mais aucun chemin pour sortir de la crise. Enfin, ces derniers mois, j’ai vu le chef de l’Etat se rapprocher des positions que les centristes défendent depuis toujours, sur la règle d’or d’équilibre budgétaire, sur le Gouvernement économique de l’Europe pour sauver l’euro. Il est maintenant rentré dans ses habits de Président.
Comment le Nouveau Centre peut-il peser sur la majorité sans présenter de candidat à la présidentielle ?
Ce n’est pas par des candidatures de témoignage qui font flop qu’on arrivera à peser. Le centre est actuellement dispersé, éclaté. Je souhaite que nous puissions construire une majorité renouvelée, élargie, mieux équilibrée, pour que nos préoccupations soient prises en compte en début de mandat et non à la fin. C’est donc dès maintenant et dans le contrat de législature qu’il faut construire avec nos alliés que nous devons marquer quelles sont nos exigences, sur la formation des jeunes, l’équilibre budgétaire, une fiscalité plus juste ou la construction d’une Europe politique.
Hervé Morin doit donc retirer sa candidature au plus vite selon vous ?
Le retrait de sa candidature n’est plus qu’une question de délai. Mais on voit bien que son initiative personnelle a profondément divisé notre parti. Sa responsabilité comme président du Nouveau Centre, c’est de refaire notre unité en se retirant dignement, pour éviter que l’extrême-droite ne parvienne au second tour et pour nous permettre de discuter avec nos partenaires d’un contrat de législature qui fasse respecter nos valeurs. Avec 1%, ce qui n’est pas le poids du centre mais de sa candidature, on ne négocie rien.
Les centristes ont beaucoup reproché à l’UMP sa droitisation. Quelle tonalité voulez-vous que Nicolas Sarkozy donne à sa campagne ?
Je le soutiendrai tout en conservant mon droit d’inventaire.Je ne renierai rien de nos différences et refuserai toutes dérives s’il venait à s’en produire. J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tienne le langage de la transparence et de la vérité. Depuis trente ans, celui qui est élu président est celui qui promet qu’on rasera gratis. Si nous ne voulons pas être dans quelques temps dans la situation de la Grèce ou de l’Italie, nous avons besoin dans cette campagne que les candidats fassent la transparence sur notre situation, la vérité sur les efforts que nous avons à fournir et sur leur répartition. Ce n’est pas une élection pour rêver, c’est une élection pour sortir de la crise et dominer un monde nouveau.
Vous étiez le porte-parole de François Bayrou en 2007. Pourquoi ne pas l’avoir choisi ?
J’ai rencontré François, j’ai de l’estime,du respect et de l’amitié pour lui, mais je ne sais pas où il va. J’espère qu’il viendra après le premier tour construire avec nous cette majorité rééquilibrée : rien dans sa démarche ou dans ses propositions ne rejoint François Hollande.
La TVA sociale est chère aux centristes. Nicolas Sarkozy ne va-t-il pas trop vite en voulant la mettre en place avant la présidentielle ?
Est-ce que quelqu’un le croit assez stupide pour ne pas savoir que cette mesure est électoralement dangereuse et peut lui coûter des milliers de voix ? Non, bien sûr. En la prenant pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises et sauver des emplois, il fait passer son intérêt personnel derrière celui du pays. C’est un choix de courage, un choix de président.
Succès de la journée de mobilisation nationale des comités de soutien d’Hervé Morin
La journée nationale de mobilisation des comités de soutien présidés par l’avocat Me Francis SZPINER, a rencontré un vif succès samedi 21 janvier partout en France.
Près de 250 comités de soutien ont participé à l’opération de tractage et d’affichage organisée dans plus de 200 villes et 80 départements.
A trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, les soutiens d’Hervé MORIN sont allés sur le terrain, pour relayer directement auprès des Français les idées neuves que propose Hervé MORIN pour changer la France.
Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre et candidat à l’élection présidentielle, a effectué ce
lundi 23 janvier un déplacement à Lyon sur le thème du logement.
Le logement, ce n’est pas une question technique. C’est un sujet éminemment politique, au
croisement de nombreuses problématiques, à commencer par le pouvoir d’achat, mais aussi
l’emploi, la famille, l’exclusion, la dignité humaine, l’environnement.
Le logement représente 30 % du revenu des ménages contre 15 % en 1980. Alors qu’il manque
aujourd’hui 1 million de logements en France, la sécurité, pour chacun d’entre nous, commence par
avoir un toit ; et devenir propriétaire de son logement est, pour beaucoup de Français, un projet de
vie. Or l’accession au logement est de plus en plus difficile, y compris pour les classes moyennes qui
éprouvent un sentiment de déclassement.
A l’issue de sa visite d’un chantier de construction de logements à Francheville, dans la banlieue de
Lyon, Hervé MORIN a détaillé ses propositions pour une nouvelle politique en faveur du
logement.
1. Passer du logement fiscal au logement social avec la construction de 130 000
nouveaux logements sociaux par an
On a confondu politique du logement et mécanismes de déductions fiscales (dispositifs
Périssol, Robien, Besson, Sellier…) pour réduire le montant de l’impôt sur le revenu.
On n’a pas assez construit et en plus, on a mal construit. On a mal construit car l’Etat a mis
des dizaines de milliers d’euros dans des déductions fiscales – Périssol, Robien, Borloo,
Sellier- alors qu’il met à peine 3 000 euros seulement pour la construction d’un logement
social à 120 000 euros. On a mal construit car on a construit trop de logements neufs dans
des régions sans problème, sans jamais répondre à la crise du logement, notamment dans
les zones urbaines. Dans le même temps, nombreux sont les Français – y compris parfois
ceux qui ont un travail – en situation de grand précarité en matière de logement.
Passer du logement fiscal au logement social, cela signifie :
• Adapter la construction de logements aux besoins réels des territoires et simplifier
les contraintes administratives et financières qui pèsent sur la construction de
logements sociaux.
• Faire jouer et renforcer des dispositifs fiscaux pour mettre fin à la spéculation
immobilière en ville pour des terrains vides, nus, conservés par des propriétaires qui
s’enrichissent chaque jour en dormant.
• Garantir la mixité sociale en fixant aux communes ou aux intercommunalités un
objectif annuel global de 20 % de logements sociaux parmi les nouvelles
constructions. Cela permettrait de produire 130 000 logements sociaux collectifs
par an.
2. L’expropriation d’office des propriétaires de logements insalubres qui refusent
d’obtempérer aux injonctions de réhabilitation
• Pour lutter plus efficacement contre le logement insalubre, il faut prononcer
l’expropriation d’office, au bénéfice des organismes de logement social , des
propriétaires de logements insalubres qui refusent d’obtempérer aux injonctions de
réhabilitation de leur logement.
3. Réorienter l’épargne des Français vers la construction de logements sociaux
• Il est proposé de doubler le plafond du livret A sert aujourd’hui à collecter l’épargne
des Français pour financer le logement social.
4. Partager les frais de notaires entre l’acquéreur et le vendeur pour qu’ils ne pèsent
plus sur les seuls acquéreurs dans un contexte de prix d’acquisition déjà très élevés.
Cette mesure vise en particulier à aider les primo-accédant qui verront, pour la plupart
d’entre eux, leur apport personnel réduit d’autant.
5. Faire un effort particulier en faveur du logement des jeunes et des étudiants
En 1973, les moins de 30 ans représentaient 25 % des locataires d’HLM. Ils ne sont
aujourd’hui plus que 11 % – et seulement 1% en ce qui concerne les étudiants – alors que les
plus de 65 ans en représentent 21 %. Quitter ses parents et accéder à un logement autonome
sonne souvent l’heure de l’indépendance, ou du moins représente une étape majeure dans la
transition vers l’âge adulte. Or la jeunesse subit de plein fouet la hausse sans précédent du
prix de l’immobilier qui s’accompagne d’une précarité de plus en plus grande des jeunes
adultes : bas salaires, contrats de travail à durée déterminée, chômage, etc.
Le parc de logement social est très peu adapté aux jeunes isolés. Les studios ne représentent
que 5% du parc et les deux pièces 18%, soit 23% de petits logements alors que le parc locatif
privé en compte plus de 40%.
• Développer la colocation dans le parc locatif social permettrait de pallier la pénurie
de petites surfaces.
• Annualiser les aides aux logements permettrait de mobiliser un plus grand nombre
de logements pour les étudiants. En effet, l’aide au logement est versée sur 12 mois
alors que le logement n’est occupé que pendant les 9 mois de l’année scolaire.
• Elargir à tous les étudiants – et pas seulement aux étudiants boursiers – la
suppression de caution personnelle pour accéder au parc locatif social.
A 7h50, Hervé Morin est l’invité des 4 vérités sur France 2,
présentées par Gilles Bornstein.
A 8h20, Hervé Morin est l’invité politique de Frédéric Rivière sur RFI.
A 19h, Hervé Morin est l’invité du Grand Journal
présenté par Michel Denisot sur Canal + (en clair).
A 20h10, Hervé Morin est l’invité de 2012 et vous, le direct sur www.2012etvous.fr
(partenariat de M6, RTL, MSN).
Dans la perspective du Congrès du Nouveau Centre du 25 février prochain, j’ai tenu à exposer dès le début du mois de janvier, dans une note les options qui s’offrent à nous. Son but n’est autre que de nourrir notre nécessaire débat interne.
Certains journalistes ont analysé la tribune ci-dessous comme une prise de position. Mon message est simple : il faudra acter d’ici fin février une candidature unique du centre, autour du candidat le mieux placé. Je souhaite qu’elle soit issue du Nouveau Centre et pourrait être celle d’Hervé Morin s’il décollait dans les sondages. Notre tête de file devra alors s’atteler à remobiliser autour de sa candidature les différents réseaux centristes. S’il s’agit de François Bayrou, ce sera à lui de rassurer ces diverses composantes ainsi que l’électorat centriste, afin de sortir de l’expectative causée par son absence de choix au second tour en 2007.
Les frustrations créées dans l’opinion publique par la présidence de Nicolas Sarkozy et le risque de voir la gauche détenir l’ensemble des pouvoirs dans notre pays imposent au centre des responsabilités historiques. Pour éviter toute cacophonie et offrir la meilleure lisibilité à nos idées nous devons être présents de façon unie à l’élection présidentielle. A nous d’en débattre sereinement d’ici le 25 février.
Yves POZZO di BORGO
Quel avenir pour le centre ?
Par Yves POZZO di BORGO, sénateur de Paris
Ancien secrétaire national de l’UDF
Membre du Comité exécutif du Nouveau Centre
François Bayrou et Hervé Morin ont annoncé leurs candidatures réciproques à l’élection présidentielle de 2012. Le premier est annoncé à 14 % dans les sondages. Il accroche ainsi à lui tout seul le seuil minimum des voix toujours atteint par les centristes depuis 1965 lors du premier tour de l’élection présidentielle. Il est grand temps de s’interroger sur la stratégie qui doit permettre aux centristes de peser du plus grand poids possible sur les prochaines échéances politiques françaises. Il est évident que les défenseurs d’une ligne politique qui soit à la fois sociale, libérale, et européenne ont leur mot à dire en cette période de crises économiques et financières mondiale. La droitisation de l’UMP et les accords bancals entre le PS et les Verts nous ouvrent un espace politique qu’il faut saisir.
La première de cette stratégie consiste à prendre acte de l’éparpillement des candidatures centristes, comme en 2002, où François Bayrou avait emporté cette « primaire » avec seulement 6,84 % des voix face à Alain Madelin, Corinne Lepage et Christine Boutin, tous issus de l’UDF. Le total de leur voix approchait pourtant 14 % des suffrages, sans aucune dynamique collective. Ce serait le pire des scénarios pour la famille centriste, l’empêchant de passer la barre des 10 %. Cela faciliterait, toujours comme en 2002, un score élevé de Marine Le Pen et sa possible accession au second tour. Toute négociation ultérieure avec la droite républicaine, serait alors handicapée par l’éparpillement et la faiblesse des scores centristes.
La deuxième hypothèse, préconisée par François Sauvadet, consiste à négocier dès à présent un accord électoral en vue des législatives avec l’UMP contre un soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, dès le premier tour de scrutin. Ce fut la stratégie, payante, du Centre Démocratie et Progrès en 1969, lorsque Joseph Fontanet et Jacques Duhamel soutinrent Georges Pompidou face à la candidature centriste d’Alain Poher, obtenant un groupe à l’Assemblée nationale et des ministères. En 1974, leur soutien à Jacques Chaban-Delmas ne connût pas le même succès et le CDP fusionna en 1976 avec le Centre Démocrate de Jean Lecanuet pour créer le CDS, composante centriste de l’UDF. Cette stratégie, si elle sauve à coup sûr la représentation parlementaire des centristes, offre évidemment peu de visibilité aux idées du centre. Cette stratégie impose aussi que nous ayons un accord avec un gagnant.
La troisième stratégie, enfin, celle qui me paraît la plus propre à redynamiser le centre, est de parvenir à une candidature unique, susceptible d’accéder au second tour, comme ce fut le cas en 1969 pour Alain Poher (23 %), voir de l’emporter comme en 1974 avec Valéry Giscard d’Estaing (32,60 % au premier tour). Cette candidature unique pourrait profiter du désarroi qui touche une partie de l’électorat UMP, semblable à celui de l’UDR en 1974. C’est à mon avis la seule stratégie possible si l’on souhaite que le poids électoral du centre en 2012 soit en adéquation avec son poids historique sous la Ve République, du moins lorsqu’il était uni. Il faudra donc voir au mois de janvier ou de février qui est le mieux placé, d’Hervé Morin ou de François Bayrou, pour porter les couleurs au centre. Notre tête de file devra alors s’atteler à remobiliser autour de sa candidature les différents réseaux centristes : Nouveau Centre, Modem, radicaux, centristes de l’UMP… S’il s’agit toujours de François Bayrou, ce sera à lui de rassurer ces diverses composantes ainsi que l’électorat centriste, afin de sortir de l’expectative causée par son absence de choix au second tour en 2007.






